Publié dans Bavardage

Être un internaute écolo : le choix du navigateur

Il y a plus d’un an, je vous parlais de l’impact de nos mails sur l’environnement dans cet article : Supprimer ses mails, un acte écologique. Je vais vous parler aujourd’hui d’un sujet similaire, qui concerne nos habitudes et nos comportements sur internet. Si je vous demande quel moteur de recherche vous utilisez, je suis sûre que la réponse majoritaire sera Google. À juste titre, puisque Google est considéré comme le meilleur outil de recherche : peu importe ce que vous cherchez, Google vous donnera la réponse à votre question. Cette notoriété, Google la doit à des années d’investissement dans ses robots, ses algorithmes, pour qu’ils répondent au mieux à nos questions. En améliorant son système de référencement et en analysant les requêtes de ses utilisateurs, Google est devenu l’outil de recherche évident et logique.

Oui mais voilà, une recherche sur internet a un impact énergétique et donc écologique. Selon une infographie réalisée par e-rse.net et greenIT.fr en 2015, les gaz à effet de serre émis par internet sont répartis entre trois acteurs : les data centers (25%), le réseau (28%) et les utilisateurs (47%). Nous sommes donc les émetteurs de près de la moitié des émissions de gaz à effet de serre. D’après le site www.planetoscope.com, « une requête sur Google produit 7g de C02. Ces 7 grammes sont à multiplier par 200 millions de requêtes par jour (au minimum) tout au long de l’année, soit 511 millions de kilos de CO2/an au total (16 kilos par seconde) ». En échange d’un moteur de recherche hyper puissant, rapide et complet, nous polluons la planète à vitesse grand V. Je vous propose donc aujourd’hui de découvrir des alternatives à Google, qui tentent de contrebalancer l’effet néfaste de nos recherches internet.

Lilo, financez des projets grâce à vos recherches

Lilo est un moteur de recherche français qui vous offre la possibilité de financer des projets sociaux et écologiques grâce à vos recherches internet. Je vous explique : à chaque fois que vous tapez une recherche dans le moteur Lilo, vous cumulez une goutte d’eau. Chaque goutte d’eau a une valeur en euro, en fonction des liens commerciaux apparus dans vos résultats de recherche. Lorsque vous le désirez, vous reversez ces gouttes d’eau (donc l’argent accumulé) au(x) projet(s) de votre choix parmi ceux choisis par Lilo. Tous les projets choisis ont une visée sociale ou écologique (ou les deux). À vous de voir celle que vous préférez aider !

Si vous utilisiez Lilo pour faire vos recherches sur Internet, vous pourriez financer un grand nombre de projets gratuitement, sans même véritablement vous en rendre compte. Lilo utilise les robots des moteurs de recherche les plus connus, vous n’aurez donc pas de mal à trouver les réponses à vos nombreuses questions ! Et en plus, Lilo respecte votre vie privée car il ne collecte aucune donnée de navigation !

Ecosia, plantez un arbre en 56 clics

Ecosia est un moteur de recherche allemand qui reverse 80% de ses bénéfices dans un programme de reforestation. Grâce à vos recherches, vous permettez de planter des arbres au Burkina Faso, au Pérou et à Madagascar. Il suffit de 56 recherches pour planter un arbre ! Depuis sa création en 2009, Ecosia a planté plus de 30 millions d’arbres.

L’entreprise est totalement transparente sur ses revenus et la manière dont elle dépense l’argent qu’elle obtient. Vous pouvez d’ailleurs consulter tous leurs rapports financiers à cette adresse :
https://documents.ecosia.org/467540/12095458. Ecosia ne vend pas vos données de navigation aux publicitaires. Les résultats de vos requêtes sont générés par Bing puis améliorés grâce à un algorithme développé par Ecosia.

Je sais que certains d’entre vous utilisent Ecosia (je le vois dans les sources de trafic du blog) et ça me fait bien plaisir. Mais c’est encore trop peu comparé à Google !


Il existe bien sûr d’autres alternatives à Google, vous en utilisez d’ailleurs peut-être. N’hésitez pas à les partager en commentaire ! Personnellement, je ne peux pas dire que je n’utilise plus du tout Google. Lorsque je ne trouve pas ce que je veux sur Lilo ou sur Ecosia, je me tourne vers Google. Mais il ne vient qu’en troisième option, ce n’est plus mon réflexe premier. En ce sens, je trouve que c’est déjà un bon pas en avant.

Comme je vous le dis souvent, il ne faut surtout pas adopter du jour au lendemain des habitudes qui nous frustrent. Au départ, vous allez peut-être trouver qu’Ecosia ou Lilo ne sont pas performants, comparés à Google. Et c’est sûrement vrai. Mais dans un sens, je me dis que ça se rapproche d’une démarche plus « slow » : on a tellement l’habitude de tout trouver tout de suite, de tout avoir à portée de main, qu’on ne connait plus la patience. Il faut retrouver ce plaisir de la quête, et reprendre l’habitude de ne pas tout avoir en un instant. Qui sait, ça pourrait nous être utile un jour !

J’espère vous avoir donné envie de tester des alternatives à Google. Dites-moi si vous utilisez déjà un de ces navigateurs, ou que mon article vous a donné envie de tester.

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2 commentaires sur « Être un internaute écolo : le choix du navigateur »

  1. J’utilise duck duck go qui est efficace et respecte notre vie privée. Je recommande aussi de donner sa chance à qwant, un bon moteur de recherche d’origine française.

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