Publié dans Bavardage

Zéro déchet et déconsommation : une utopie ?

Le mouvement « zéro déchet » voit son nombre d’adeptes augmenter de jour en jour, ce qui est une bonne nouvelle. Réduction des déchets, achat d’aliments en vrac, investissement dans des alternatives durables, achat d’occasion… Autant d’initiatives qu’il faut féliciter et mettre en avant. Mais le zéro déchet est-il finalement vraiment synonyme de déconsommation et/ou de consommation raisonnée ?

Car oui, pour moi, ce mouvement prône une vie plus simple, entre autre dépourvue d’emballages inutiles et d’achat compulsif de produits neufs. C’est une façon de vivre nouvelle, qui nous pousse à chercher des alternatives plus saines et ne nécessitant pas forcément d’extraire de nouvelles ressources. Bien qu’inatteignable selon moi, le mode de vie sans déchet est en fait un but ultime, une utopie nous forçant à revoir notre mode de consommation et à réfléchir sur ce qui nous est vraiment utile au quotidien.

Malheureusement, dans notre société actuelle, il est difficile de se détacher du consumérisme. Et ça, les entreprises l’ont bien compris. C’est pourquoi, depuis plusieurs années, pléthores de nouveaux objets du quotidien sont apparus sur des sites dédiés (ou non) au zéro déchet. Des objets qui, en fait, ne sont pas forcément utiles, bien que durables et éthiques. Ou bien d’autres qui, finalement, ne sont pas si écologiques que ça lorsqu’on les consomme à l’extrême.

Le tote bag : un exemple de la récupération
du mouvement zéro déchet

Totebag, les dérives du zéro déchet

Avez-vous déjà compté le nombre de tote bag que vous possédez ? J’ai compté chez moi, j’en ai 8. Sachant que je n’en utilise véritablement que 2 ou 3, par roulement. Quasiment toutes les marques ont déjà fait une opération marketing contenant un tote bag. Les magasins bio en vendent, les sites e-commerce en offrent… Bref, on en voit partout !

Alors oui, le tote bag est réutilisable quasiment à l’infini, il est beaucoup plus durable qu’un sac plastique. Mais un tote bag en coton nécessite énormément de ressources pour sa fabrication et son transport. Il est donc nécessaire de l’utiliser plusieurs centaines de fois pour réellement rentabiliser son coût environnemental.

Le tote bag est l’exemple parfait de la surconsommation associée au mouvement zéro déchet. A l’origine, il n’était pas destiné à être produit et distribué en quantité astronomique. En avoir deux ou trois est amplement suffisant pour les courses du quotidien. Si vous en avez plus, et que vous ne les utilisez pas, pensez à les offrir aux personnes de votre entourage qui n’en possèdent pas.

De plus, sous couvert d’un discours écologique, les marques nous utilisent en fait pour faire leur publicité. La visée écologique du tote bag a donc été détournée pour en faire un objet marketing. Les tote bags ayant la cote, nous nous transformons donc en panneaux publicitaires sans que cela ne nous pose aucun problème. Ceci est évidemment une généralité et ne peut pas être appliqué à toutes les marques. Néanmoins, on peut quand même constater que le tote bag est devenu un objet promotionnel plutôt qu’une alternative durable aux sacs jetables.

Si nous voulons réellement avoir un impact positif et réduire nos déchets, nous devons raisonner notre consommation d’objets, même ceux qui nous paraissent les plus éthiques et écologiques.

Des besoins inventés, estampillés « zéro déchet »

Zéro déchet : des besoins inventés - Photo par Stephan Valentin

Le tote bag est un exemple d’objet utile mais détourné à des fins non-écologiques. Mais il existe également des objets créés à des fins purement marketing, et vendus comme LA solution zéro déchet à avoir.

En story Instagram, je vous ai demandé quels sont selon vous les objets estampillés « zéro déchet » que vous trouvez inutile et/ou purement marketing. J’ai été conforté dans mon opinion par vos réponses. Je vous donne ici mon avis sur quelques objets qui, selon moi, répondent à des besoins inventés.

Les pailles

Évidemment, les pailles en plastique sont un fléau pour l’environnement. Je ne dirai jamais le contraire. Lorsque je vais au restaurant ou boire un verre, je demande systématiquement à ne pas avoir de paille (et ce n’est pas toujours un succès, les habitudes ont la peau dure).

Cependant, je n’ai jamais possédé de pailles en plastique chez moi. Je n’ai jamais bu mon jus de fruit ou mon smoothie à la paille. Alors je ne comprends pas vraiment l’intérêt de me procurer des pailles en bambou ou en inox. Pour moi, c’est un besoin créé de toutes pièces et qui pousse à la consommation. Je vous dis ça alors que je possède des pailles en bambou qu’une marque m’a envoyées lorsque j’écrivais pour le magazine Coccinelle (#cohérence). Et justement, je me rends bien compte que je ne les utilise jamais !

Attention, ne vous méprenez pas : je trouve que ces alternatives sont très bien pour les restaurants et autres établissements qui utilisent énormément de pailles en plastique dans leurs cocktails. Je me questionne simplement sur l’usage personnel de ces pailles réutilisables. Aviez-vous l’habitude d’utiliser des pailles en plastique chez vous ? Si non, alors il n’est pas nécessaire de vous acheter des pailles réutilisables.

Les couverts

Dans le même genre, je me pose vraiment la question de l’utilité des couverts en bambou vendus comme la super solution zéro déchet pour les pique-nique et autres repas en extérieur. C’est effectivement une alternative aux couverts en plastique. Mais jusqu’à preuve du contraire, nous avons tous de bons vieux couverts en métal dans les tiroirs de nos cuisines !

Plutôt que de dépenser de l’argent dans des couverts en bambou, je vous invite donc tout simplement à prendre vos couverts habituels. Ils ne pèsent pas lourds, sont réutilisables à l’infini et n’ont pas nécessité d’utiliser de nouvelles ressources pour les fabriquer. Ils sont peut-être moins esthétiques, moins instagrammables… Mais ils font leur boulot de couverts, et c’est le principal selon moi.

Car au-delà de créer un besoin inutile, la fabrication de ces objets a un impact environnemental. Des ressources telles que le bambou sont utilisées, auxquelles il faut ajouter l’énergie utilisée pour la fabrication et le transport. Si nous voulons réellement être dans une démarche écologique, nous devons utiliser des ressources déjà existantes. D’autant plus lorsqu’il s’agit d’objet qui sont issus de besoins inventés.

Les essuie-tout lavables

Pour finir, je voulais aborder la question des essuie-tout lavables. Nous n’avons plus de sopalin chez nous depuis plusieurs mois maintenant. Mais ce n’est pas pour autant que nous avons acheté son équivalent lavable. Après tout, nous avons déjà ce qu’il faut pour essuyer les accidents liquides du quotidien : des torchons !

Encore une fois, je trouve qu’on nous fait croire à un besoin qui peut en fait être comblé par quelque chose que l’on possède déjà. Nul besoin d’acheter des essuie-tout lavables alors que vous avez déjà ce qu’il faut ! Tout le monde possède des torchons, et ils font très bien l’affaire pour essuyer plan de travail, table ou sol couverts de liquides.

Si vous souhaitez quelque chose de plus absorbant, pourquoi ne pas utiliser des serviettes de toilette ? Vous savez, celles qui traînent au fond d’un tiroir et que vous n’utilisez plus car elles sont trop rêches ? Découpez-les en petits carrés ou en rectangles pour que ce soit plus pratique, et utilisez-les comme essuie-tout. Je vous assure que ça fera très bien l’affaire, et vous recyclerez une ressource déjà existante plutôt que de dépenser votre argent dans un objet neuf. C’est aussi ça, le zéro déchet : réutiliser ce qui peut l’être au maximum.


Consommation raisonnée et zéro déchet - photo par Maria Ilves

A travers ces différents exemples, je voulais vous amener à réfléchir sur votre consommation. Je suis ravie de voir que de plus en plus de personnes s’intéressent à cette démarche du « zéro déchet ». Mais je suis assez frustrée de voir qu’on y applique un modèle consumériste qui ne va pas de paire avec une démarche de réduction des déchets.

Certes, le zéro déchet vise à supprimer les ordures et le plastique inutiles du quotidien. Mais il faut voir plus loin que ça et réfléchir aux déchets et aux ressources utilisées pour la fabrication d’objets créés pour des raisons plus marketing qu’écologiques.

Il est difficile de se détacher du mode de consommation ancré en nous depuis notre naissance. Il faut s’équiper, avoir des gadgets censés nous faciliter le quotidien, des tas d’objets dont on se sert rarement mais qu’on garde « au cas où ». Mais selon moi, si l’on veut être dans une démarche écologique et de réduction des déchets, c’est un point sur lequel il faut travailler.

Dis comme ça, ça ne donne peut-être pas envie. Mais finalement, utiliser ce qu’on a déjà chez soi est très simple ! Plus simple que de chercher des alternatives parfois farfelues ou très cher. Il faut revenir à l’essentiel et prendre le réflexe de regarder ce qu’on a déjà à disposition avant de penser à acheter quelque chose de neuf.


J’espère que cet article, bien qu’un peu long, vous aura plu. J’aimerais beaucoup avoir vos avis sur la question ! Y a-t-il d’autres objets liés au mouvement « zéro déchet » qui vous semblent inutiles ou purement marketing ? Ou au contraire, êtes-vous en désaccord avec ma façon de penser ?

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Publié dans Bavardage, Cuisine

Comment utiliser le marc de café ?

Un Français consomme en moyenne 5,4kg de café par an, ce qui fait de la France la 8ème population la plus consommatrice de café dans le monde. Au petit-déjeuner pour se réveiller, après un repas pour digérer, lors des pauses au boulot pour se booster… Il existe une multitude de moments dans la journée où ce nectar noir semble indispensable à près de 90% des français. Et le marc de café utilisé une fois se retrouve ensuite à la poubelle, alors qu’il renferme des propriétés naturelles qui s’avèrent très utiles.

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Publié dans Bavardage

Être un internaute écolo : le choix du navigateur

Il y a plus d’un an, je vous parlais de l’impact de nos mails sur l’environnement dans cet article : Supprimer ses mails, un acte écologique. Je vais vous parler aujourd’hui d’un sujet similaire, qui concerne nos habitudes et nos comportements sur internet. Si je vous demande quel moteur de recherche vous utilisez, je suis sûre que la réponse majoritaire sera Google. À juste titre, puisque Google est considéré comme le meilleur outil de recherche : peu importe ce que vous cherchez, Google vous donnera la réponse à votre question. Cette notoriété, Google la doit à des années d’investissement dans ses robots, ses algorithmes, pour qu’ils répondent au mieux à nos questions. En améliorant son système de référencement et en analysant les requêtes de ses utilisateurs, Google est devenu l’outil de recherche évident et logique.

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Publié dans Bavardage, Detox ta maison

Comment fabriquer des bougies parfumées ?

Lorsque l’automne s’installe et que le jour se couche plus tôt, j’aime allumer une bougie dans mon salon pour me sentir comme dans un cocon. Un plaid, ma bouillotte sèche et une bougie à l’odeur agréable : le combo parfait pour un moment cocooning. Avant, j’achetais des bougies toutes faites dans des magasins de décoration. Mais depuis l’année dernière, je confectionne moi-même mes bougies pour être sûre de ce qu’il y a dedans. De plus, l’avantage des bougies faites-maison, c’est qu’on peut les personnaliser avec ce que l’on veut.

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Comment faire pousser un avocat ?

Depuis quelques mois, j’ai entrepris plusieurs tests plus ou moins farfelus avec les restes de mes aliments. J’ai notamment fait repousser un poireau à partir de ses racines (bon, le pauvre a malencontreusement moisi au bout de quelques semaines, je ne sais toujours pas pourquoi). J’avais vu passer plusieurs fois des articles sur la pousse d’avocatier à partir du noyau, et ça m’a beaucoup intriguée. Bien que je ne consomme pas beaucoup d’avocats, car ils sont importés de l’autre bout du monde et sont la cause de mauvaises décisions écologiques et sociales, il m’arrive quand même d’en consommer. Ni une, ni deux, j’ai tenté l’expérience à mon tour de faire pousser un avocatier et je vous livre aujourd’hui mon expérience !

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Cleanwalker – Chacun peut nettoyer sa planète

« Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas » : cette phrase revient souvent lorsqu’on s’intéresse au zéro déchet. On met en place des habitudes au quotidien pour limiter nos déchets, notre utilisation de plastique. Malheureusement, il n’en est pas de même pour tout le monde, et on retrouve souvent sur son chemin des déchets en tout genre. Sur la plage, dans la rue, en montagne : on est souvent confronté à des déchets éparpillés. Je vous en avais d’ailleurs parlé lors de mon voyage en Thaïlande, dans un post Instagram. Face à ce manque de civisme et de conscience écologique, que pouvons-nous faire ?

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Too Good To Go, l'appli anti-gaspi gourmande et économique

En France, 15% de la nourriture gaspillée chaque année, soit plus d’un million de tonnes, proviendrait des restaurants. Un Français gaspille en moyenne 50kg de nourriture par an, en cumulant les repas à domicile et au restaurant. Plusieurs réflexes sont à adopter pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Lorsque vous mangez au restaurant, pensez à prendre vos restes à emporter si vous ne finissez pas votre assiette. Chez vous ou dans des buffets, servez-vous de petites assiettes, quitte à vous resservir si vous avez encore faim. Préparez vos menus en avance pour acheter uniquement ce dont vous avez besoin. Voilà de petits gestes très simples à mettre en place qui vous permettront de réduire le gaspillage alimentaire. En plus de ces réflexes, vous pouvez aussi vous servir d’applications engagées dans la lutte anti-gaspi. C’est le cas de Too Good To Go.

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Mes petits moments de bonheur

Je ne veux désormais collectionner que les moments de bonheur. Stendhal

Allez je ne fais pas dans l’originalité, en cette Journée Internationale du Bonheur, je vous fais un petit article sur… mes petits moments de bonheur ! J’avoue être une personne à tendance nostalgique, je vis souvent dans le passé ou le regret. Bref, il me manque parfois une dose d’optimisme. Alors pour contrer cet état, j’ai quelques petites astuces, mes petits moments à moi qui me permettent de rebondir et de retrouver joie et allégresse. Je vous partage aujourd’hui ces petits moments de mon quotidien.

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DIY – Fabrique ta bouillotte sèche

Tout le monde connaît les bouillottes en caoutchouc que l’on remplit d’eau pour se réchauffer l’hiver. Parfaite pour réchauffer le lit avant d’aller se coucher, elles présentent selon moi plusieurs inconvénients. Premièrement, leur remplissage n’est pas toujours très pratique et on risque donc, lorsqu’on est maladroit comme moi, de se brûler avec l’eau. De plus, je trouve que ces bouillottes ne sont vraiment pratiques que pour réchauffer le lit. Je n’en ai jamais utilisé en cas de douleurs au dos ou au ventre, ou posé sur mes pieds le soir quand je regarde la télé. Dans mon esprit, les bouillottes à eau sont « dangereuses » et on peut se brûler avec. Et puis, il faut bien avouer qu’elles n’ont rien d’esthétique ! Bref, je pense avoir un blocage ou un traumatisme d’enfance à propos de ces bouillottes en caoutchouc. Mais j’ai découvert il y a peu les bouillottes sèches, et j’ai été tout de suite intriguée.

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